Lib. ponlif., t. I, col
4. Mansi, t. X, col. 78ÎH-804", 804'', 1164«; Lib. pontif., t. I, col. 337. K. Man.si- t. X, col. 833»-849'-.
A L'APPARITION DE L'ICONOCLASME. 163
bria. Ses disciples, les deux frères constantinopolilains Théodore et Euprépès, n'ont pas joui d'un meilleur traitement. Arrêtes devant Abydos, sur le bateau qui les portait à Rome, ils ont été relégués séparément, par delà Cherson, en des forts où le cadet mourra le 20 octobre 655, où l'aîné continuera de languir aux derniers mois de 668 ^
Quant au pontife qui vient de présider le concile d'octobre 649, la cour byzantine l'a connu comme apocrisiaire papal et, sûre deson énergie antihérétique, elle n'a pas même attendu l'assemblée du Latran pour donner l'ordre de le maltraiter. Mais l'exarque Olympios a échoué pitoyablement : incapable d'arracher Martin à sa ville de Rome, il n'a pas même su l'assassiner^. Théodore Calliopas, plus intrigant, sera plus heureux. Le voici qui embarque Martin sur le Tibre, furtivement, dans la nuit du 18 au 19 juin 653. Par mer, très lentement, avec un arrêt long sous la Calabre et un autre encore plus long à Naxos, il traîne à son bourreau ce pape qui s'obstine, alité depuis octobre 652, à ne pas mourir de lui-même. Et enfin, le 17 septembre 654, Constantinople reçoit le captif. Incarcéré dans le cachot de Prandiara ce jour-là môme, dans la prison de Diomôde le 15 décemlu'e 654, dans la maison de Sagolève le 10 mars 655, saint Martin est embarqué le 26 du même mois, déposé en Chersonèse le 15 mai et il y expire le 16 septembre. Est-ce pour la foi? Non pas, car les juges du Boucoléon ne l'ont condamné à mort, le 15 décembre 654, que pour crime d'ordre politique. Mais cette hypocrisie oHicielle ne saurait tromper et le tombeau du pape martyr attire aussitôt les pèlerins de tout l'Orient^.