MansM. X. col. 84!)''; Lib. pont if., t. I, p
3. Mansi, t. X, col. Sol-tiGt; XII, 071''; /*. G., t. CX, col. 19T*; Lib. pontif.., l. I, p. 338.
Martin arraché de Rome, ce serait folie d'y laisser rhégoiimène Maxime. Quand Martin meurt, Maxime captif a déjà subi de longues conférences à Constantinople et une sentence d'exil à Bizya sur la mer Noire ^ Mais ce qu'on veut, c'est le conquérir au monothélisme. Un évêque et deux consulaires arrivent auprès de lui, le 24 août 656, pour lui porter les propositions impériales. Ces négociations lui valent de quitter Bizya le 8 septembre et de passer quelques jours non loin de Constantinople, à Rliégion et à Sélymbria ^. Il s'en faut pourtant qu'il ait cédé. Aussi, après de nouveaux pourparlers, le voyons-nous dirigé sur le fort de Perbera, tout à l'extrémité de l'empire^. Cinq ans et demi plus tard, Constant II veut tenter un suprême effort. Maxime est ramené de Perbera avec son disciple Anastase, tandis que, de son côté, Anastase l'apocrisiaire est rappelé de Mésembria. Devant eux, à Constantinople, l'on jette l'anathème à Martin de Rome, à Sophrone de Jérusalem; ils refusent de s'y associer, en dépit des pires tortures. Alors, on les relègue, la langue et la main droite coupées, au pied du Caucase''. Et c'est là, dans un fort de Lazie, qu'ils meurent séparés l'un de l'autre : Anastase le disciple, le 24 juillet 662 ; Maxime, le 13 août de la même année; Anastase l'apocrisiaire, le 11 octobre 666 ^
§ 13. — Le sixième concile œcuménique (680-681).
Le sang de ces martyrs va donner la paix à l'Eglise et faire l'union entre Rome et Constantinople. A Rome,
i. Acta Maximi, I, 1-1 a; Vit. Maximi, n. 17-26.