‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 114 sur 270 · Mansi, t. Xf, col. S · texte numérisé non relu

Mansi, t. Xf, col. S

166 DE L'ÉCRASEiMENT DE LA PERSE

soixante-quatorze signataires des actes ^ « JNous anathématisons les inventeurs de la nouvelle erreur : Théodore de Pharan, Cyrus d'Alexandrie, Sergius, Pyrrhus, Paul et Pierre de Constantinople, et aussi Honorius qui, au lieu de purifier cette Eglise apostolique, a permis que l'immaculée fût maculée par une trahison profane », ainsi parle, peu après, le pape saint Léon II en confirmant le sixième concile œcuménique 2.

§ 14. — Le regain du xnonothélisme.

Sous le coup porté par ce concile, le monothélisme ne succomba pas tout entier. Il eut un renouveau de vie, brillant, le jour où Philippique monta, par-dessus le cadavre ensanglanté de Justinien II, jusqu'au trône impérial (711). Philippique, c'était l'arménien Vartan. Né dans la colonie hétérodoxe de Pergame, lié avec le meilleur ami de l'ex-patriarche Macaire, il ne voulut pas franchir le seuil du Palais sacré avant qu'en eût disparu le tableau représentant le concile de 681. Par contre, sous l'arcaie du Million, il se fit peindre en pied, debout avec Sergius, au centre des cinq autres conciles. Le nom de Sergius, il le remit dans les diptyques; les portraits de cet hérésiarque et de ses adhérents, il les suspendit partout; les actes du sixième concile œcuménique, il les brûla; le patriarche orthodoxe, il le remplaça par un hérétique; les adversaires du monothélisme, il les exila. Et en 712, lorsque Tépiscopat de l'empire eut bien appris quelle était la doctrine du maître, celui-ci le convoqua dans la capitale. Si l'épiscopat s'empressa d'obéir et de souscrire à l'hérésie, on le devine. Mais pourquoi faut-il que des saints,

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