‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 126 sur 270 · Hist. Manich., n · texte numérisé non relu

Hist. Manich., n

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proscription, lui qui avait certaines attaches de famille avec eux et qui partageait personnellement une partie de leurs erreurs ?

Au sud, dans les trois patriarcats conquis par les Arabes, les débris de l'Église officielle restèrent plus que jamais aux prises avec les doctrines condamnées à Ephèse et à Chalcédoine ou avec les erreurs mitigées nées de ces doctrines. Nulle part, en effet, la sécession des hérétiques ne fut assez nette pour ne laisser que de vrais orthodoxes au sein des groupes melkites. La Syrie compta des antiéphésiens qui ne se rattachaient pas au catholicat nestorien d'Orient. La Syrie, la Palestine et l'Egypte connurent des antichalcédoniens qui hésitaient à prendre rang parmi les jacobites et les coptes. Contre ces éléments indécis la lutte fut de tous les jours, lutte d'autant plus délicate qu'elle se livrait, pour ainsi dire, entre des frères. Anastasele Sinaïte y consacra les meilleures années de sa vie. Dans ses discussions théologiques, cet infatigable conférencier eut surtout devant lui des monophy sites, des sévériens qui mettaient le Philalèthe au-dessus de l'Evangile selon saint Jean ^ ; mais lui-même nous atteste le grand nombre des nestoriens, tout en ajoutant qu'ils aimaient à se dissimuler sous les apparences de l'orthodoxie. Les disciples de Nestorius n'avaient-ils pas en pleine ville de Rome un couvent syrien qui réussit à passer pour catholique jusqu'en 677 ^ ?

§ 21. — Relations avec l'Église d'Arménie.

Hors de l'empire byzantin et du monde arabe, les divers groupes chrétiens d'Orient appartenaient tous à

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