‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 13 sur 270 · Cod., I, XI · texte numérisé non relu

Cod., I, XI

s. IfALALAS, col. 601«.

Damaskios de Syrie, Simplicius de Cilicie, Eulamios de Phrygie, Priscien de Lydie, Hermias et Diogène de Phénicie, Isidore de Gaza *. Mais le grand nombre préféra se déclarer chrétien, sauf à continuer trop souvent de servir en secret les anciens dieux.

Le pouvoir, plus doux en fait que ses lois, paraît avoir bénévolement fermé les yeux sur les pratiques de ces Hellènes baptisés pour la forme. Les cas, du moins, sont rares, où, après avoir solennellement brûlé leurs livres et leurs idoles, les autorités allaient jusqu'à ordonner contre leurs personnes les mesures énergiques dont souffrirent Macédonius, Asclépiodote, Pégasios, Phocas et Thomas en 533 et 546, ou les exhibitions barbares dont la capitale fut le témoin en 561 *. Par contre, dans son fanatisme, le peuple des grandes villes ne sut jamais découvrir de pareils idolâtres sans se livrer contre eux aux pires excès. On connaît l'exemple d'Anatole en 580 : la tolérance de l'État et de l'Église qui l'avait protégé contre une émeute d'Antioche, ne put l'arracher à la populace de Constantinople. Comme Anatole furent traités, et plus cruellement encore, tous les sorciers, tous ceux que le populaire soupçonnait de s'adonner à la magie ^.

Ést-il besoin d'ajouter que les empereurs, tout en légiférant contre les païens, eurent soin d'organiser des missions pour les attirer? Le fameux historien monophysite Jean ^, dont Justinien utilisa le zèle, se vante d'avoir gagné 70.000 âmes à la foi, durant ses campagnes apostoliques à travers lAsic, la Carie, la Lydie et la Phrygie. 11 est vrai que ce doux mission-

i. Agatiiias, col. 1396*.

2. Jean d'Asie, dans ROC, 1. 11, p. 481 ; Malalas, col.WJO'.lIi' ; Chvonograph., a. 6022.

Page 1