‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 130 sur 270 · Mansi, t. X, col. 99Q · texte numérisé non relu

Mansi, t. X, col. 99Q

A L'APPARITION DE X'ICOiN'OCLÂSME. 191

des cieux, avec lesquelles il doit ouvrir et fermer pour le bonheur des fidèles et le malheur des incroyants, ce véritable chef et coryphée des apôtres a été le premier chargé de paître les brebis de toute l'Jiglise catholique... et seul il a été chargé d'affermir, quand ils seraient ébranlés, ses collègues et frères spirituels, attendu que la prévoyance du Dieu incarné pour nous lui a donné sur eux tous la puissance et Tautorité sacerdotale ^ » .

Quelques années plus tôt, dans une lettre de mai 543, le premier pasteur de lEglise cypriote, Sergius, s'adressait en ces termes au pape saint Théodore : « Pilier de construction divine et de solidité inébranlable, stèle où la foi est clairement inscrite, voilà, ô tête sacrée, ce qu'est votre chaire apostolique fondée par le Christ notre Dieu. Oui, vous êtes Pierre, comme le Verbe divin Ta vraiment proclamé, et sur votre fondement sont appuyées les colonnes de l'Eglise. Le Verbe a mis entre vos mains les clefs des cieux, il a décrété que vous lieriez et délieriez sur la terre et au ciel avec puissance. Vous êtes le destrucleur des hérésies profanes, en votre qualité de prince et de docteur de la foi orthodoxe et immaculée ». Et l'archevêque poursuivait en demandant au pontife romain de frapper les chefs du moiiothélisme'^.

A la même date et pendant vingt années encore, saint Maxime de Chrysopolis multipliait les déclaralions analogues. Il écrivait dans une lettre : « Tous les contins de la terre jettent les yeux sur la très sainte Eglise de Rome, attendant qu'elle lasse briller sur eux l'éclat resplendissant des saints dogmes de nos pères. Car, depuis l'incarnation du Verbe, toutes les Eglises chrétiennes du monde entier n'ont eu et n'ont

Page 1