‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 131 sur 270 · Mansi, t. X, col. OIS · texte numérisé non relu

Mansi, t. X, col. OIS

encore que cette Église très sublime pour base et fondement ^ ». Dans une autre lettre il affirmait que le seul moyen pour le patriarche byzantin Pyrrhus de prouver son orthodoxie était « de faire amende honorable au très saint pape de Rome, c'est-à-dire au siège apostolique, qui a reçu du Verbe incarné lui-même et des saints conciles le pouvoir de commander à toutes les saintes Églises de Dieu dans l'univers entier, ainsi que le droit et la puissance de lier et de délier en tout et pour tout ^ ». Durant les conférences de 656 il disait à ses contradicteurs monothélites : « Si Dieu vous a touchés et que vous acceptiez la doctrine des pères, vous devez, comme la règle l'exige, en écrire au pontife de Rome ; il faut que l'empereur et le patriarche avec ses évêques s'adressent à lui par écrit; qu'ils envoient au pape de Rome, l'empereur un décret déprécatif, le patriarche une supplique synodale^ ».

Vers 669, dans leur mémoire sur les grands adversaires du monothélisme, les deux frères Théodose et Théodore, hiéromoines de Gangres, saluaient le pontife romain des titres les plus glorieux ^ , appelant saint Martin P"^ « pape suprême et apostolique, président de toute la hiérarchie sacerdotale debout sous le soleil, pape souverain et véritablement œcuménique, pape apostolique et coryphée ».

De leur côté, en 681, les évêques byzantins réunis à Constantinople pour le VP concile œcuménique écrivaient au pape saint Agathon : « Nous nous en remettons à vous de ce qu'il faut faire, à vous qui occupez le premier siège de toute l'Église. Vos lettres, qui renferment la vraie confession de foi, parlent des choses

i. Maxime, t. XCI, col. 137M40°.

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