P. G., t. XC, col
A L'APPARITION DE L'ICOiNOCLASME. 193
de Dieu, nous le savons, avec la plus haute autorité qui fût parmi les apôtres ^ ». Dans une adresse à Justinien II ces mêmes pères ajoutaient : « Le premier et le chef suprême des Apôtres nous assistait, car nous avions pour nous fortifier son imitateur et l'héritier de son siège qui nous expliquait dans ses lettres les mystères de la théologie. C'était Pierre qui parlait par Agathon^ ».
§ 25. — L'action de Rome en Orient.
Cette suprématie romaine, si hautement proclamée par les Orientaux, nous la voyons s'affirmer elle-même en Orient par des paroles et par des actes.
« Qui doute, demandait le pape saint Grégoire^, que l'Église de Constantinople soit soumise au siège apostolique ? » Et dans une autre lettre : « Je ne connais point d'évêque, ajoutait-il^, qui ne lui soit soumis ». Les pontifes romains du vii« siècle n'ont pas moins conscience de leur autorité suprême. Séverin, dont Constantinople prétend ne pas approuver l'élection, fait dire à l'empereur Iléraclius par ses légats : « L'Eglise de Rome préside toutes les Eglises qui sont sous le soleil. Ayant reçu canoniquement cette prérogative et cet héritage tant des conciles et des apôtres que de leur chef suprême, elle n'est aucunement soumise à aucun écrit touchant l'élection au pontificat ni à aucune charte synodale, au lieu qu'à cet égard tous lui sont également assujettis suivant le droit sacerdotal '^ ».
i. Mansi, t. XI, col. eSi"!.