Mansi, t. X, col. VU
■i. Mansi, t. X, col. IKS».
«. Mansi, t. X, col. 677, g:8.
f94 BE L'ÉCRASEMENT DE LA PERSE
Théodore 1", second successeur de Séverin, s'élève contre la façon peu canonique dont le siège de Constantinople €St passé de Pyrrhus à Paul ^ ; il voit ce Pyrrhus repentant tomber à ses pieds et l'accepte à la communion ^ ; il constitue Etienne de Dora vicaire du Saint-Siège dans le patriarcat palestinien^. Saint Martin, successeur immédiat de Théodore, déclare les patriarches Pierre d'Alexandrie et Macédonius d'An^ tioche déchus de toute juridiction et il fait de Jean de Philadelphie son vicaire apostolique pour la Syrie et la Palestine ^*. « Au nom de la puissance que nous avons reçue de Dieu par saint Pierre, dit-il ^, nous ordonnons à notre frère Jean de tenir notre place dans toutes les affaires ecclésiastiques de l'Orient et d'établir des éveques, des prêtres et des diacres dans toutes les villes qui relèvent des sièges d' Antioche et de Jérusalem ». Saint Agathon, contemporain du sixième concile général, écrit aux prélats byzantins réunis dans la capitale : « Le Seigneur et Sauveur de tous les hommes, qui est le maître de la foi et qui a promis ^ue celle de Pierre ne défaillirait point, l'a averti d'affermir ses frères ; c'est ce que les pontifes apostoliques, nos prédécesseurs, ont toujours fait en toute liberté, comme chacun sait ^ ».
Et l'Orient ne s'élève point contre ces affirmations, il accepte, il provoque même l'intervention de Rome dans ses propres affaires. Rien n'est instructif à ce poiat de vue comme le règne de Constantin IV Pogonat, premier prince orthodoxe de la dynastie héraclienne. Quand il veut termin^er la querelle monothélite,
i. MaNsi, t. X, col. 702-708.