‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 134 sur 270 · Mansi, t. XI, col · texte numérisé non relu

Mansi, t. XI, col

A L'APPARITION DE L'ICONOCLASME. 195

c'est au pape Donus que cet empereur s'adresse ^ Dans le concile œcuménique issu de cet appel, c'est aux représentants du pape saint Agathon qu'il est réservé de siéger et de souscrire avant tous autres ^. Au terme de ce même concile, c'est devant le pape saint Léon il que le patriarche Macaire d'Antioche et ses amis hérétiques obtiennent d'aller replaider leur cause ^. Peu après, c'est au pape Benoît 11 que le basileus envoie les cheveux de ses deux fils Justinien et Héraclitts, le proclamant ainsi père et tuteur de ces jeunes princes ^.

D'ailleurs, Constantin IV n'est point le seul à tenir le siège de Rome en si grande estime. Son successeur Justinien II connaît si bien l'importance d'une approbation romaine que, pour l'obtenir aux décisions de son épiscopat, il met tout en œuvre pendant vingt ans, violence, ruse et caresses^. De quels honneurs n'entoure-t-il pas Constantin 1°'' en 711, lors du voyage qui mène celui-ci à Constantinople et à Nicomédie ! Deux ans plus tard, à la chute de Philippique et du monoUiélisme, voici l'empereur Anastase 11 et le patriarche Jean VI qui s'empressent d'écrire au môme « chef du sacerdoce chrétien •» » : le premier, pour lui attester solennellement la pureté de sa foi ; le second, pour lui demander instamment pardon de son hérésie ^. En 715, quand saint Germain de Cyzique est élu au siège de Constantinople, le procès-verbal oiliciel de son élection ^ a soin de noter que cette translation se fait en présence et du consentement « du très saint

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