‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 135 sur 270 · Chronograph., a. G207; Vil.Uermani, n.G · texte numérisé non relu

Chronograph., a. G207; Vil.Uermani, n.G

prêtre Michel, apocrisiaire du trône apostolique ». Et en 717, à peine installé sur le trône, Léon III Tlsaurien lui-même éprouve le besoin d'envoyer sa profession de foi, encore orthodoxe alors, au pape Grégoire II ^

On le voit, la suprématie romaine ne cesse de s'imposer et de se faire sentir en Orient de 630 à 725. Or, les papes de cette époque ne sont pas tous, il s'en faut, des Romains de naissance et, s'ils soutiennent si bien l'honneur de leur siège vis-à-vis de l'Eglise orientale, ce ne saurait être affaire de race ou d'orgueil national. Nous avons un Dalmate en Jean IV (640-642), un Palestinien en Théodore P*" (642-649), des Siculogrecs en Agathon (678-681) et Léon II (681-683), un Syrien en Jean V (685-686), un Thrakésien en Conon (686-687), mi Syrien en Sergius (687-701), des Grecs en Jean VI (701-705) et Jean VII (705-707), des Syriens en Sisinnius (708) et Constantin !"■ (708-715). N'importe, il n'est pas un de ces pontifes qui n'agisse en pasteur suprême de la chrétienté. C'est que tous, d'où qu'ils viennent, savent que Rome est l'Eglise mère et maîtresse de toutes les autres.

§ 26. — Les entreprises de Byzance contre Rome.

A voir la primauté papale ainsi reconnue, on pour-i rait croire qu'elle n'est plus en butte à l'envie de Byzance. Mais Byzance a trop d'ambition, trop d'orgueil aussi, pour ne pas s'efforcer quand même d'amoindrir Rome et de se grandir elle-même à ses dépens.

C'est amoindrir le siège romain que de lui susciter des rivaux en Italie. Aussi les sympathies byzantines

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