‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 144 sur 270 · Syntagma^ t. II, p · texte numérisé non relu

Syntagma^ t. II, p

A L'APPARITION DE L'ICONOCLASME. 205

toutes politiques sont les seules bases de cette grandeur; mais les prélats qui délibèrent sous la coupole du Palais sacré se trouvent au mieux avec le césaropapisme. Et ils le prouvent, non seulement en sanctionnant les caprices de Justinien II vis-à-vis de l'Eglise cypriote émigrée, mais aussi en statuant, dans un canon spécial, que toute ville bâtie ou restaurée par le basileus occupera au point de vue religieux une situation hiérarchique en tout semblable à celle qui lui aura été fixée au point de vue civil ^ .

§ 30. — L'épiscopat.

Dresser un siège tantôt métropolitain, tantôt simplement épiscopal dans une ville nouvelle ou renouvelée, c'est bien; conserver les sièges déjà existants serait mieux. Or, l'Orient chrétien est loin de les conserver. Sans parler des trois patriarcats méridionaux où la conquête musulmane a fait tant de vides, TEglise de Constantinople elle-même éprouve des pertes aussi bien à l'est, où les Arabes poussent leurs incursions, qu'à l'ouest, où les Slaves s'installent en maîtres. Souvent, par suite, des évêques sont élus et sacrés qui ne peuvent rejoindre leur poste et qui doivent, comme Macaire d'Antioche, se résigner à vivre au centre de l'empire ou dans les environs immédiats. Comment traiter ces prélats? l.e concile in Trullo s'occupe d'eux pour dire qu'ils ont le droit de conférer les ordres, de siéger à leur rang, d'aller en tout de pair avec leurs collègues intronisés^. L'Orient connaît depuis longtemps, on le voit, ce que l'Occident devait appeler un jour les évêques in partibus infideliunt.

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