‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 145 sur 270 · Syntagma, t. Il, p · texte numérisé non relu

Syntagma, t. Il, p

Avec ces réfugiés la synodos endémousa ne manque assurément pas d'opinants à ses nombreuses séances. On voudrait pouvoir en dire autant du synode annuel que la législation de 691, d'accord avec celle de Justinien P"", impose à l'épiscopat de chaque province durant la belle saison, entre les fêtes de Pâques et la fin d'octobre <. Si, comme les pères en font l'aveu, les incursions des barbares et divers autres motifs noîi moins pressants les ont amenés à écarter la pratique ancienne qui exigeait deux réunions des évêques par an, il est malaisément croyable que ces mêmes causes ne s'opposent pas souvent à la réunion unique. Cette réunion a lieu sans doute, certaines années, en certaines provinces plus tranquilles du patriarcat byzantin. Mais comment la supposer possible dans les métropoles suffragantes d'Alexandrie, d'Antioclie et de Jénisalem, alors que ces trois grandes cités ellesmêmes sont confiées aux soins d'un topotérète simplement prêtre?

Un canon plus pratique est celui où les pères de 691 défendent aux métropolites de s^approprier les biens des éTêchés de leur ressort : durant la vacance du siège, l'administration de ces biens est dévolue au clergé local; le métropolite ne peut en revendiquer la gestion que si le diocèse intéressé n'a plus un seul clerc ^.

Deux autres canons regardent l'enseignement dont les pasteurs sont redevables à leurs ouailles. Nul évêque, à moins d'une permission spéciale, n'a le droit de prêcher dans une ville étrangère; mais chez lui tout évêque a le devoir d'instruire son peuple tous \&» jours et surtout le dimanche. Pour l'explication de l'Ecriture Sainte ordre lui est donné de ne pas se confier

i. Syntagma, t. H, p. 324.

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