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A L'APPARITION DE LICONOCLASME. 209
tiquée, dira bientôt saint Germain, de manière à dessiner sur la tête une double couronne * .
La cléricature ne saurait se passer de père en fils ni devenir la chose d'une caste au point de constituer, comme en Arménie, une nouvelle tribu de Lévi dans rÉglise. Elle ne saurait non plus être obtenue à prix d'argent ou par toute autre manœuvre simoniaque. A plus forte raison les ministres de l'autel ne doiventils pas toucher de rétribution lorsqu'ils administrent le sacrement de l'eucharistie. Viennent-ils à prêter un capital quelconque, ils ne peuvent en accepter le moindre intérêt^.
Si les intrigues et les conspirations constituent un crime chez les simples chrétiens, combien plus chez les membres du clergé! Ceux-ci ont à s'en abstenir sous les peines les plus graves^. Tranquilles, fidèles au poste pour lequel on les a ordonnés, ils ne passeront jamais de leur diocèse dans un autre sans être nantis de lettres dimissoriales. Que si quelque invasion barbare les a chassés de chez eux, ils y retourneront dès le départ de l'envahisseur^.
La multiplicité des emplois qui incombent aux diacres exige un grand nombre de ces ministres autour des évêques, tout au moins autour des métropolitains et des patriarches. Aussi le canon de Néocésarée est-il pleinement tombé en désuétude qui en fixait le total à sept pour chaque Église. On ne s'en croit pas moins obligé, en 691, de l'abroger encore^. Mais on s'occupe en même temps de rei'réner l'orgueil que les diacres en sont venus à puiser dans l'importance de leurs charges : auxiliaires et servants des prêtres, ils ne pren-
i. Hist. myst., n. 13, 24.