‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 149 sur 270 · Syntagma, t. il, p · texte numérisé non relu

Syntagma, t. il, p

dront jamais le pas sur eux, sauf pourtant s'ils figurent à l'extérieur, dans un synode par exemple, comme représentants officiels d'un évéque^.

Si juste soit-elle, cette décision ne sortira jamais tous ses effets, car l'organisation du clergé et son mode de recrutement s'y opposent. Le diacre de carrière est un homme instruit qui se réserve dans le célibat pour la chaire épiscopale prochaine, tandis que le prêtre est le plus souvent un pauvre hère inculte et chargé de famille. Comment, avec la supériorité de sa formation, l'évêque de demain ne dominerait-il pas celui qui doit rester sa vie entière un humble papas ?

§ 32. — Le monachiâme.

Le peuple qui donne déjà depuis très longtemps le titre de papas à ses prêtres^, donne à ses moines, depuis deux ou trois siècles, le nom de caloyers ^. Les caloyers ou bons vieux affluent dans le patriarcat de Constantinople, car la conquête musulmane les inquiète et les gêne dans les autres patriarcats. Cette conquête a aussi pour effet d'amoindrir le nombre des anachorètes et des kelliotes en augmentant celui des cénobites. Sans doute, la pratique de l'ascétisme solitaire n'exige pas le climat de Palestine ou de Syrie, mais il est bien clair toutefois que le ciel moins clément des provinces septentrionales ôte à ce genre de vie quelques-uns de ses attraits. D'autre part, les provinces du nord subissent davantage l'inlluence de la capitale, et dans la capitale, comme l'ont montré les

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