‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 152 sur 270 · Syntagma^ t. n, p · texte numérisé non relu

Syntagma^ t. n, p

A L'APPARITION DE LICONOCLASME. 213

graves évêques de Justinien II interprètent fort mal le sentiment qui pousse les postulantes à se présenter devant l'autel, le jour de leur vêture, parées de leur plus riche toilette, chargées d'or et de pierreries. Un pareil déploiement de luxe mondain semble dire, paraît-il, que leur cœur reste encore attaché aux vanités du siècle. Et donc, nous condamnons cette pratique et la proscrivons, fulminent les évêques. Seront-ils écoutés? Ce serait peu connaître la coquetterie féminine que de le croire. Attendons quelque cinq cents ans et Balsamon nous dira que le canon de 691 est toujours resté lettre mortel

Autant les Byzantines entendent se faire belles et captivantes au moment de s'offrir à l'Epoux divin, autant certains ermites affectent de paraître dans le monde avec un extérieur miséreux et négligé. Ces individus, à vrai dire, n'ont de l'ermite que les cheveux longs. Affublés d'un habit noir quelconque, ils traînent leur existence quémandeuse aux carrefours des villes, bavards et désœuvrés. Un canon du Penthecte est dirigé contre eux : ou ils se résigneront à prendre le chemin de la solitude, ou ils entreront dans un couvent pour y vivre sous la robe ordinaire des moines, les cheveux ras^. Un autre canon du Penlhecte vise les reclus : la réclusion devant durer la vie entière, nul ne s'y engagera sans la permission de son évoque et sans quatre années d'épreuve, dont trois passées dans les pratiques du cénobitisme^. Notons, comme exemple d'un fait plus curieux que rare, le cas de la recluse Eudocie qui remplit en même temps les fonctions de supérieure ''.

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