Mansi, t. X, col
4. Mansi, t. XI, col. 200"; cf. L, Bkéiiier, Les colonies â^Orientaux en Occident au commence ment du moyen àge,ùdinsByz.ZeH&chr.y\,.W\,^.l.
A L'APPARITION DE LICONOCLASME. 215
même qu'il se glorifie le plus d'apparlem'r à la société clirétienne et au monde civilisé, il ne comprend pas la nécessité d'en assurer la conservation au prix de quelques sacrifices personnels. Que l'Arménie pauvre et guerrière envoie ses enfants sous les drapeaux du basileus, que toutes les barbaries mouvantes aux flancs de Tempire fournissent des mercenaires à ses armées, c'est la règle; quant à voiries fils de Byzance aller aux combats, n'y pensez point. C'est en vain qu'essayant de transformer lame de son peuple, Héraclius a créé le mouvement de belliqueuse ardeur sous lequel Chosroès II s'est écroulé ; ce mouvement magnifique n'a pas eu de lendemain.
Et le Byzantin n'apporte pas non plus une combativité excessive dans les simples luttes de la vie. Quand son existence descend vers le soir, à l'heure désenchantée des lassitudes, il trouve commode et bon de se retirer dans un abri sûr aux portes duquel s'arrêteront les mains prenantes du fisc et les craintes d'une vieillesse abandonnée. De là tant de vocations dessinées tard, après un ou deux mariages brisés par la mort, après les plaisirs du inonde longtemps govUés. Sur l(î nombre total des moines byzantins, en est-il la moitié qui aient porté au couvent la fraîcheur de leur virginité et de leur jeunesse?
Avec cela on comprend sans peine que la vie religieuse soit aisément sacrifiée quand un retour de fortune vient à présenter quelque brillante situation dans le monde. C'est un ancien reclus du Bosphore, ce Théodote de féroce mémoire qui périt ministre dos finances en 695, digne précurseur du diacre hagiosophite Jean qui sera égorgé en 715, ministre des finances, lui aussi, et amiral ^