‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 156 sur 270 · Syntagma, t. U, p. 4i · texte numérisé non relu

Syntagma, t. U, p. 4i

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villes et les campagnes. On veut percer l'avenir, pénétrer le mystère, conjurer le sort, écarter la maladie, et voici mille devins, mille sorciers, mille charlatans : ces palamoscopes qui étudient le creux de la main, ces lécanomantes qui s'inclinent sur le fond des casseroles, ces néphodioctes qui augurent d'après les nuages, ces astrologues qui lisent dans les étoiles, ces crithaHstes qui comptent les grains d'orge, Ces onirocrites qui interprètent les songes, ces géleutes qui marmottent des oraisons, ces discerneuses qui bavardent au pied des images saintes, ces incanta*leurs qui débitent leurs formules magiques, ces phy-^ lactéreux qui distribuent leurs amulettes, ces diseurs de bonne aventure et ces manieurs de serpents, ceô montreurs d'ours surtout qui vendert comme talismans les poils de leurs bêtes, ainsi que les chiffons voyants dont ils les ont habillées, non sans permettre aux mamans d'asseoir leurs bébés sur le dos portebonheur des plantigrades ^ Voulez-vous un monstrueux exemple de cette superstition? En 717, tandis que les Arabes assiègent Pergame, les défenseurs de la ville saisissent une jeune femme qui allait être mère, la pourfendent, arrachent le fruit de ses entrailles, le font bouillir dans une chaudière et viennent plonger là leur brassard droit 2. JtLtonneiz-vous ensuite que d'au-» cuns n'hésitent pas à faire semblant d'être possédés, ou, comme on dit ailleurs, énergumènes, et que d'autres se permettent des serments païens ^.

Pour la plupart, ces hontes nous sont connues par les canons du Penthecte qui les condamnent. Et le concile est bien obligé de condamner d'autres choses encore. Force lui est d'indiquer aux clercs, aux ascètes

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