Narrât. Anast., n. 5, 20; Anast. Sinaït., col
A L'APPARITION DE LICONOCLASME. 225
venu de l'étranger ou sorti on ne sait d'où, qui ne pourra dire lui-même ni au sujet de qui des témoins sûrs ne pourront dire qu'il a été déjà baptisé. On rebaptisera de même les paulinianistes, les eunomiens les montanistes, les sabelliens, les manichéens, les valentiniens, les marcionistes et tous les autres hérétiques de même espèce qui reviendront à l'orthodoxie. Gomme nulle différence au fond ne les sépare des païens, ils seront traités comme eux : agrégés à TEglise un jour, établis catéchumènes le lendemain, exorcisés le surlendemain par une triple insufflation sur le visage et dans les oreilles, ils ne recevront le sacrement qu'après le stage requis pour leur instruction. Durant ce stage absolument obligatoire, les candidats au baptême devront justifier de leurs progrès dans la doctrine en subissant un examen chaque jeudi. Défense est faite de baptiser ailleurs que dans les églises publiques. Au baptême se contracte une parenté spirituelle : aussi, le parrain qui, la voyant veuve, épouserait la mère de son filleul tomberait-il sous les peines édictées contre le fornicateur K Durant le troisième tiers du vu" siècle, au moins à Chypre, les néophytes s'habillent encore de blanc pendant une semaine et la coutume veut que, cette semaine durant, ils assistent à la messe tout près de l'autel, en compagnie du clergé '.
En 691, comme par le passé, la confirmation ne se donne séparée du baptême qu'aux recrues faites par rtLglise parmi les derniers tenants de quelques vieilles hérésies, ariens, macédoniens, navatiens, quartodécimans, apollinaristes ^.
La pénitence se concrétise dans l'aveu des fautes commises. A défaut de la confession publique, la-