Syntagma, l. II, p
quelle ne se pratique plus qu'en des cas exceptionnels, la confession secrète est de rigueur. Le grand mystique saint Jean Climaque nous en avertit : « sans confession, dit-il*, personne n'obtient la rémission de ses péchés». A la pénitence est consacré le dernier des canons trulliens. Ceux qui ont reçu de Dieu le pouvoir de lier et de délier, y est-il dit, ceux-là se comporteront en médecins attentifs à trouver le remède particulier que réclame chaque pénitent et chaque faute du pénitent; discernant les âmes fortes et les âmes faibles, connaissant les peines fixées par les canons comme aussi les adoucissements consentis par Tusage, ils appliqueront, suivant les cas, tantôt la rigueur des règles et tantôt les indulgences de la coutume 2.
Un plus grand nombre de prescriptions visent le mariage. A côté de l'empêchement contracté sur les fonts baptismaux et sans reparler de la situation matrimoniale faite au clergé , il faut placer le canon 54 qui défend tout mariage entre germains. En outre, de par ce même canon, deux hommes parents entre eux au premier degré occidental ne peuvent épouser deux femmes parentes entre elles au même degré. Toute union contractée contre cette règle serait invalide et les faux conjoints subiraient, une fois séparés, une pénitence de sept ans. Invalide aussi, en vertu du canon 72, toute union contractée entre un orthodoxe et une hérétique, entre une orthodoxe et un hérétique; toutefois, si elle survenait dans un ménage infidèle ou hétérodoxe par suite du passage à l'orthodoxie de l'un des deux conjoints, la différence de religion ou de confession ainsi créée au cuurs de la vie conjugale ne donnerait lieu à rupture que sur une demande expresse de la partie intéressée. De son côté,