‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 162 sur 270 · Syntagma, t. II, p · texte numérisé non relu

Syntagma, t. II, p

A L'APPARITION DE L'ICONOCLASME. 227

le canon 87 déclare adultère et punit comme tel le mari qui renvoie sa femme pour en prendre une autre, ou la femme qui abandonne son mari pour se donner à un autre. La même peine atteint celui qui épouse la fiancée d'autrui. Elle atteint pareillement, sauf quelques cas exceptionnels, la femme du voyageur ou du soldat qui, se croyant veuve, convole en secondes noces sans que la mort de son premier mari soit bien certaine. Dans l'œuvre de 691 on trouve encore deux prescriptions d'ordre matrimonial : l'une prohibe le rapt, en sévissant contre ses auteurs ou ses complices; l'autre condamne l'avortement, en frappant quiconque donne ou reçoit des substances abortives ^

§ 38. — L'eucharistie et la coixuuunion.

Sous des apparences trompeuses, l'eucharistie cache le corps et le sang du Verbe incarné 2. Tous les Byzantins en sont convaincus, tous croient à la transsubstantiation, non seulement du côté orthodoxe, mais encore du côté monophysite. Aussi, argumentant contre uu gaïanite aphthartodocète, saint Anastase le Sinaïte ' va-t-il jusqu'à invoquer la nature corruptible des espèces consacrées pour conclure à la corruptibilité du corps même de Jésus-Christ avant la résurrection! C'est par la descente du Saint-Esprit sur les oblals que s'elfectuo latransCormalion substantielle du pain et du vin *. Mais, cette descente de l'Esprit viviticateur, Findignité du prêtre célébrant ne l'empcche-t-elle pas ? Plusieurs ont le tort de le croire et il faut un miracle de premier ordre

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