‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 163 sur 270 · Anast. Sinaït., col · texte numérisé non relu

Anast. Sinaït., col

A. Mosciius, col. 2872" ; Anast. Sinaït., col. 2J7<«; Miracul. Virg. Khoiib.t n.5.

pour convertir sur ce point un stylite de Damas ^ Les fidèles se nourrissent de l'eucharistie dans la communion. Quelques-uns, plus fervents, communient tous les jours, et, s'il faut en croire un sorcier de Chypre, la vertu du sacrement les rend invulnérables aux maléfices^. Les stylites eux-mêmes, si mal placés qu'ils soient, participent au mystère eucharistique. Tel d'entre eux, pour hisser les saintes espèces jusqu'au sommet de sa colonne, dispose d'un calice particulier qu'il monte et descend dans une corbeille au bout d'une corde. Il est probable que l'ensemble des stylites n'agit pas différemment. Pour conserver et porter avec soi le pain consacré, les fidèles ont un petit vase spécial nommé skéi'ophor ion ^. En quelques endroits la pratique subsiste encore de communier les morts qui viennent d'expirer^ mais c'est là un abus que l'Église réprouve. Mieux vaut offrir à leur intention des mnémosyna, c'est-à-dire des messes de souvenir^.

La communion reste, comme aux premiers temps, l'acte par où chacun manifeste sa foi, car les prêtres n'accordent le sacrement qu'aux fidèles de leur propre confession et ceux-ci ne le demandent qu'aux ministres de leur bord. Mais si l'hérésie fait des séparations à la table sainte, la différence de rite et de langue n'en fait aucune : n'est-ce pas l'évêque latin Jean de Porta qui préside à l'autel de Sainte-Sophie le 14 avril 681, en la fête de Pâques^?

Le jeûne eucharistique, cette chose de tradition®

i. Narrât, Anast.^ n. 43.

». Narrai. Anast., n. 50 ; Anast. Sinaït., col. 753«. 3. Narrai. Anast., n. 43; Anast. Sinaït., col. 765», ♦. Syntagma, t. II, p. 495; Amast. Sinaït., col. 536% 753»; Narrât Anast., n. 43.

Page 1