‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 164 sur 270 · Anast. Sinaït., col · texte numérisé non relu

Anast. Sinaït., col

A L'APPARITION DE L'ICONOCLASME. 229

sanctionnée plusieurs fois déjà par les conciles, Test encore une fois de plus au Penlhecte, qui ne veut souffrir aucune exception sur ce point, pas même celle dont l'Afrique jouit le jeudi saint. Se communier soimême est de règle, mais il faut que la particule du corps sacré et le calice du précieux sang soient mis entre les mains du communiant par Tévêque, le prêtre ou le diacre. Quiconque les prendrait directement, là où se trouve l'un de ces ministres, encourrait une excommunication de huit jours. L'excommunication est également prononcée en 691 contre ceux qui prétendent recevoir la sainte particule dans un vase précieux : ils devront, suivant l'usage antique, la recevoir dans la paume de la main droite placée au-dessus de la main gauche en forme de croix et c'est ainsi qu'ils la porteront aux lèvres sans décroiser les deux mains. Voilà du moins comment légifèrent les évoques de Justinien II \ Mais la cuiller liturgique, récemment apparue en Syrie ^, est destinée à trouver bon accueil dans le monde byzantin et le jour viendra où, réunies, les deux saintes espèces pourront, grâce à elle, passer directement du vase sacré dans la bouche du communiant. D'ici là, on va continuer, en entrant à l'église, de se laver soigneusement la main qui doit toucher le corps du Sauveur ^.

§ 39. — La messe du VII« siècle.

L'acte eucharistique par excellence, la messe, ne suit plus tout à fait la marche qu'elle suivait au siècle précédent. Parle fait sans doute du patriarche Sergius,

i. Synlagma, p. 367, -WT, f;46.

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