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dont l'activité liturgique est aussi vraisemblable que mal connue, certains changements se sont introduits qui l'ont un peu modifiée. La voici telle qu'elle apparaît vers 650, toujours partagée en messe des catéchumènes et en messe des fidèles ^
La messe des catéchumènes s'ouvre par la première ou petite entrée. Du seuil de l'église, qu'il franchit accompagné du peuple, l'évêque se rend vers le sanctuaire et, tandis que l'on chante le trisagion, monte à son trône. Après un premier souhait de paix échangé avec l'assistance, il écoute le passage de l'Ancien Testament lu à l'ambon, puis le morceau de chant exécuté par les psaltes. Nouvel échange de paix, lecture d'une péricope du Nouveau Testament, autre morceau de chant. Troisième échange de paix, lecture de l'évangile du jour, homélie. Après quoi, l'évêque descend de son trône, les catéchumènes et pénitents sortent de l'église, les portes du saint lieu se ferment, la messe des fidèles commence.
Au début de celle-ci, des prières en forme de litanie recommandent à Dieu l'univers, l'Église, le clergé, le prince, le peuple. Puis vient la grande entrée, c'est-àdire la solennelle translation des oblats sur l'autel, translation faite par les diacres qui portent le pain sous un voile et les calices à découvert. On proclame ensuite les diptyques des trépassés et les diptyques des vivants, en mentionnant d'abord les clercs, puis les laïques, au premier rang desquels figurent les empereurs. Suit le baiser de paix, puis le symbole de la foi, puis Tanaphore. Le chant répété du Sanctus précède la consécration, que suivent, après quelques autres prières, l'oraison dominicale, l'élévation et la communion. Celle-ci terminée, les psaltes chantent