‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 166 sur 270 · Baigtuman, p. S · texte numérisé non relu

Baigtuman, p. S

A L'APPARITION DE L'ICONOCLASME. 231

quelques versets avec le tropaire ajouté par Sergius, et les clercs rapportent à la sacristie les patènes, calices, éventails et autres accessoires qui viennent d'être employés. La messe est finie; chacun se retire.

Comparée à cette fonction pontificale, la fonction plus modeste que préside le simple prêtre ne présente aucune différence essentielle. 11 en va tout autrement de la liturgie des présanctifiés que le concile in Triillo impose pour tous les jours de carême, à part les samedis et les dimanches, à part aussi le jour de l'Annonciation. Le même concile défend de célébrer le saint sacrifice dans les oratoires privés. Il proscrit l'addition équivoque maintenue par les monophysites dans le trisagion*. Il ordonne que le vin du calice soit mélangé d'eau. En portant ce dernier canon, les évoques byzantins prétendent réformer un abus particulier à l'Eglise arménienne. Ignorent-ils que cet abus est commun à presque tous les antichalcédonicns? Ceux d'Egypte et de Syrie ne se le permettent pas moins que leurs coreligionnaires du nord, et AnastaseleSinaïte y voit, non sans raison, une preuve de leur croyance en un Christ uniquement Dieu, sans âme et sans corps ^.

Plusieurs canons de 691 vont à débarrasser la synaxe liturgique des cérémonies étrangères qui fcncombrent ou la suivent en quelques endroits. Plus de ces raisins que l'on bénit durant la messe et que Ion distribue aux fidèles avec la communion. Plus de ce miel et de ce lait que l'on pose parfois sur raulel. Plus de ces viandes <|ue l'Arménie judaïsanle fait cuire dans les sanctuaires du Christ pour les offrir à ses prêtres. Plus même de ces antiques agapes qui se maintiennent encore de ci et de là 3.

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