‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 176 sur 270 · Byz. Litt., p · texte numérisé non relu

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Georges le Khozibite (vers 625), l'humble Antoine de Khoziba, entre Jérusalem et Jéricho, écrit la vie de ce confesseur, avec plusieurs pages sur les miracles de la Théotokos *. Dans la presqu'île sinaïtique, le moine Anastase compose vers 655 ou 660 une quarantaine de Récits divers sur les saints pères du Sinaï ^.

Le reste de l'empire est aussi fécond en hagiographes que le permet la rareté des saints. Sous Héraclius, tandis que Léonce de Rome expose pour les Grecs d'Occident la vie du sicilien Grégoire d'Agrigente 3, Georges-Eleusios donne à l'Orient celle du galate Théodore le Sykéote *. Sous Constantin Pogonat, un ami de saint Maxime dresse le procès-verbal de ses interrogatoires à Constantinople avant le premier exil et celui de ses conférences à Bizya avant le dernier. De leur côté, les deux frères Théodose et Théodore, moines et prêtres de Gangres, vont jusqu'en Lazie et en Chersonèse suivre la trace ou vénérer le tombeau de Maxime, des deux Anastases, de Martin, d'Euprépès et de Théodore, et au retour, entre septembre 668 et septembre 672, ils nous racontent comment ont fini ceux de ces martyrs dont n'a point parlé la lettre qu'ils ont reçue d'Anastase l'Apocrisiaire ^. Vers 700, Hippolyte de Thèbes remplit sa Chronique de curieux détails sur le Christ et sa famille terrestre ^.

Un des auteurs cités ci-dessus, Léonce de Néapolis, ne se contenta pas d'écrire sur les saints. Le monde byzantin connaissait de lui un ouvrage Contre les Juifs

1. Byz. Lut., p. 191; Anal. Bolland., t. VU, p. 95 144, 336-370.

2. F. Nau, Le texte grec des récits sur les saints pères du Sinai, dans Or. christ., 1902, p. 58-89.

3. Byz. Litt., p. 128 et 129; Patrol., p. 494; P. G., t. XCVni, col. 549-

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