Chronograph., a. Gi'iO; Nicèph. Patr., col
N. Vit. NicetK Mcd., n.2î); lireviar., p. 71, 74; NicÉPH. Patr., COl. 6Î4 Vit. I Slephani Jun., col. 1112*, 1136*, 1137".
§ 5. — La persécution de Constantin V.
La guerre aux images devait fatalement en arriver là. Détruire les icônes, badigeonner les fresques, arracher les mosaïques, brûler les manuscrits iconophiles, lacérer les parchemins illustrés * , tout cela n'était que chose de début. Avec un empereur désireux d'aller jusqu'au bout, il fallait que le sang finît par couler.
En dehors des femmes tuées devant la Chalcé le 19 janvier 729, en dehors de la patrice Marie et de ses compagnons mis à mort le 9 août suivant, Léon III n'avait martyrisé qu'un petit nombre d'iconophiles. Constantin, lui, sema les cadavres tout le long de ses dernières années. Constantinople, pour sa part, vit périr Pierre le Blakhernite le 16 mai 761, Etienne le Jeune le 28 novembre 764^, André le Cretois le 20 novembre 766. A la même époque expirèrent Jean de Monagria, Paul de Crète, Paul le Jeune ^, d'autres encore, qui furent cousus en des sacs et jetés aux flots '. Et que de mutilés entassés dans la prison du Prétoire! A un moment donné, cette prison compta jusqu'à 342 moines ^, et pas un sur le nombre qui n'eût souffert pour la foi, pas un auquel il ne manquât ou les cheveux, ou la barbe, ou les oreilles, ou le nez, ou les yeux, ou les mains !
Quelques événements considérables marquèrent cette persécution. A la fin de 764, l'empereur décréta que tous ses sujets prêteraient serment de renoncer aux images,