‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 186 sur 270 · Vit.I Stephani Jun., col · texte numérisé non relu

Vit.I Stephani Jun., col

et le patriarche Constantin, du haut de l'ambon, donna l'exemple de ce serment en jurant sur la vraie Croix. Le 21 août 765, Constantin V contraignit une longue théorie de moines à donner chacun la main à une femme et à défiler ainsi dans l'hippodrome sous les crachats et les huées de la populace * . Durant le carême 766, le persécuteur envoya des stratèges selon son cœur torturer les iconophiles des provinces : Banès, dit Manès, fut nommé stratège des Bucellaires, Michel Mélissène des Anatoliques, Michel Lakhanodracon des Thrakésiens. Mieux que ses collègues, Lakhanodracon sut répondre aux désirs du maître. En allant rejoindre son poste, il saccagea le couvent de Pélécète et traîna trente-huit de ses moines au martyre. Arrivé chez lui, il réunit tous les religieux et religieuses de son gouvernement dans la plaine d'Éphèse et leur enjoignit, sous les peines les plus graves, d'avoir à se marier entre eux séance tenante. Après quoi, débarrassé des récalcitrants par l'exil, il livra les images à la destruction, les reliques au feu, les monastères au pillage et bientôt, dans le thème des Thrakhésiens, plus un seul vestige de vie religieuse ne resta ^.

§ e. — La réaction iconophile.

La persécution perdit tout à coup de sa violence le 14 septembre 775, avec la mort de Constantin V et Tavènement <le Léon IV. Cinq ans plus tard, le nouvel empereur parut vouloir la ranimer en sévissant contre de très liauls fonctionnaires iconophiles^, mais à peine l'une de S(^s victimes, le parakimomène Thét)phane,

i. Chronograph., a. G-lTiT; Dreviar., p. 7i; NicKPir. Path., col. liH.

2. ChrotiO'nt/)fi., a. 0-r>8, (r>03; Vit. I Stcphani Jun., col. MOi-'-lKM",

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