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avait-elle succombé aux mauvais traitements que luimême fut emporté par la maladie, le 8 septembre 780. Constantin VI, son fils unique, n'ayant pas encore six ans et Irène, sa veuve, étant une amie passionnée des icônes, l'orthodoxie allait refleurir.
Hors de lempire, cette orthodoxie n'avait guère que des partisans. En 763, le dimanche de la Pentecôte, les trois patriarches Cosmas d'Alexandrie, Théodore d'Antioche et Théodore de Jérusalem étaient montés en chaire pour anathématiser d'un commun accord l'hérésie des Byzantins ' . Quelques années plus tôt, en écrivant pour la première fois à ses deux collègues melkites, Théodore de Jérusalem leur avait adressé une profession de foi si explicite^ que Rome, où cette pièce parvint au mois d'août 767, s'empressa de l'envoyer à la cour du roi Pépin. Rome, d'ailleurs, ne s'en tint point là. En avril 769, d'accord avec la conduite de tous ses prédécesseurs, le pape Etienne III consacrait la quatrième session d'un synode romain à examiner et à condamner l'œuvre d'Hiéria^.
A l'intérieur de l'empire, au contraire, l'iconoclasme disposait de protecteurs nombreux et puissants. Le patriarche Paul IV était enchaîné à l'hérésie par le serment qu'il avait prêté en prenant possession de son trône le 20 février 780. L'épiscopat comptait encore quelques-uns des pères iconoclastes de 753 et ceux de ses évêques élus depuis, sous l'influence de Constantin V, conservaient en grande partie les idées du maître disparu. L'armée, surtout les troupes de la garde impériale, était enragée contre les images et les moines, d'abord par haine sectaire, car ses recrues sortaient pour la plupart de milieux dès longtemps hétérodoxes,