‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 188 sur 270 · Massi, t. XH, col. 113îi-1U · texte numérisé non relu

Massi, t. XH, col. 113îi-1U

3. Mansi, t. XII, col. 720, 7-21, 7-2-2, 900; Lib.ponlif,, t. I, p. 476, *77.

ensuite par admiration pour Léon III et Constantin V, car ces deux princes l'avaient souvent conduite à la victoire.

Ces obstacles imposaient de la prudence à Irène. Avec le concours des quelques prélats iconophiles élus entre 781 et 784 \ avec le concours aussi des nombreux évêques et des non moins nombreux fonctionnaires dont l'iconoclasme n'avait été qu'une affaire de timidité ou de flatterie, elle employa près de quatre ans à préparer discrètement le triomphe de ses projets. En 784, le 31 août, elle obtenait que le patriarche Paul IV mourant rétractât solennellement son erreur et jetât Tana thème aux brûleurs d'images. Le 25 décembre suivant, elle assistait à Tintronisation de saint Taraise dont les savantes manœuvres venaient de regagner à l'iconophilie la majorité du peuple de Constantinople. Le 29 août 785, elle envoyait une ambassade au pape Hadrien pour lui proposer la convocation d'un concile œcuménique^.

§ 7. — Le VU' concile œcuménique (787).

La réponse pontificale, datée du 27 octobre 785 *, approuva pleinement la pensée d'Irène qui se mit aussitôt en mesure de réunir le concile projeté. A ce concile toute rÉglise pourrait prendre part, semblait-il, car Taraise, en notifiant son élévation au pontife romain, n'avait pas manqué de la notilier aussi aux trois hiérarques melkites et sa lettre, qui renouait entiu Constantinople au reste de la chrétienté, les avait

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