‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 189 sur 270 · Mansi, t. XU, col · texte numérisé non relu

Mansi, t. XU, col

priés d'envoyer chacun deux représentants. En fait, il est vrai, les messagers byzantins ne purent atteindre les trois patriarches et ils n'amenèrent d'Orient que deux syncelles très peu officiellement accrédités K Les délégués de Rome, au contraire, furent deux apocrisiaires désignés par le pape en personne.

Quand ces divers légats arrivèrent sur le Bosphore, l'impératrice donna l'ordre aux prélats byzantins de s'y réunir. C'était durant l'été 786. Le 17 août, la séance d'ouverture eut lieu aux Saints-Apôtres ; mais soudain une émeute militaire éclata, la soldatesque envahit l'église et Irène dut proroger le concile. « Nous avons vaincu », s'écrièrent les quelques évoques iconoclastes présents ^. Leur victoire devait être de courte durée. En septembre, tandis que les apocrisiaires pontificaux faisaient voile vers la Sicile et que l'épiscopat byzantin se dispersait, Irène se rendait au camp de Malagina et là, joignant la ruse à l'audace, désarmait d'un coup et licenciait toutes les troupes mutines ou suspectes. Cela fait, elle était libre de ses mouvements : en mai 787, ses courriers s'élançaient dans toutes les directions; le 24 septembre, à Nicée, devant les légats romains de retour, plus de trois cents évêques tenaient la première session du concile définitif 3.

Du 24 septembre au 13 octobre, le concile se réunit sept fois ^. Étudier les textes scripturaires ou patristiques relatifs aux images, réfuter point par point la définition dogmatique de 753, rédiger leur propre profession de foi, telle fut l'œuvre des pères. Malgré la

i. Mansi, t. XII, col. H19-H27; Vit. Tarasii, p. 404, 30; Tuéod. Stud., col. 104*".

2. Chronograph., a. 6278; Vit. Tarasii, p. 403, 34; Mansi, t. XII, col. lOOO*', lOlC-»; Vit. Plafonis, n.24.

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