‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 196 sur 270 · Martyr. I Amor.; Martyr. Il Amor · texte numérisé non relu

Martyr. I Amor.; Martyr. Il Amor

4. Chronograph.,Si. 6198, 6231; cf. Byz.Zeitschr.,t, II, p. 34,35; Eutt-

CHIL'S, col. H22«''-

pontifes eurent à jouer d'habileté, à tirer parti de leurs connaissances médicinales etlinguistiques ^ à nouer des intelligences dans le gynécée des califes, à se ménager des protecteurs parmi les médecins chrétiens de la cour. Assurément aussi, ils succombèrent parfois à des intrigues : Théodore d'Antioche, par exemple, fut réduit à prendre le chemin de la Moabitide en 756 et son collègue Elie de Jérusalem goûta d'un long exil en Perse vers 785 ^. Malgré tout, pourtant, les trois sièges patriarcaux gardèrent désormais leurs titulaires. Ils obtinrent la permission de se concerter contre l'iconoclasme en 763, la permission aussi de réunir quelques petits synodes ^, et si la crainte d'un pouvoir ombrageux les empêcha de prendre part aux assises byzantines de 787'', il leur fut du moins loisible d'envoyer parfois des émissaires jusqu'en Occident.

Ce rétablissement de la haute hiérarchie, ce libre exercice des attributions patriarcales témoignent d'un libéralisme inconnu aux premiers héritiers du Prophète. Par malheur, au milieu même de leur tolérance, les souverains de Damas et de Bagdad édictèrent contre le christianisme des mesures d'une tyrannie qui eût révolté leurs prédécesseurs.

§ 14. — Les persécutions arabes.

Abdallah al-Mansour surtout accumula tracasseries et persécutions. En 756, il défendit aux chrétiens de bâtir de nouvelles églises, de laisser voir leurs croix, de parler religion avec les musulmans. En 757, il sou-

i. Vit. Theodori Edess., n. 81 ; EiiTYcnirs, col. 1147", 9. Chronograph., a. 6i*8; Vit. Stephani Sab., n. Il), 48; Mansi, t. XII, col. liai*.

Page 1