‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 201 sur 270 · Vit. Nicephori, p. 1«8, ^S-ISO · texte numérisé non relu

Vit. Nicephori, p. 1«8, ^S-ISO

28i DE L'APPARITION DE L'ICONOCLASME

§ 17. — Le paulicianisxne.

Les pauliciens passèrent à peu près par les mêmes vicissitudes. Tant que l'iconoclasme régna, tant que des princes guerriers occupèrent le trône, aucune faveur ne fut refusée à ces gens qui abhorraient les images et remplissaient les armées.

Sous Léon III, leur patriarche Génésius fut mandé à Constantinople, comparut devant l'empereur, le satisfit par ses réponses, et obtint de lui un chrysobulle de reconnaissance officielle ^ Sous Constantin V, quand il fut question de combler les vides faits par la peste de 747 et d'opposer aux envahissements bulgaro-slaves un rempart de populations résistantes, c'est en des milieux infectés, aux frontières de la Syrie et de l'Arménie, que le pouvoir alla puiser ces colons militaires, très heureux peut-être d'implanter ainsi le paulicianisme asiatique dans les provinces d'Europe et jusque dans les murs de la capitale ^. Quels avantages les hérétiques n'eussent-ils point retirés de cet événement, si leurs chefs avaient su en profiter? Leurs chefs, grâce à Dieu, n'en profitèrent point. A la mort de Génésius, survenue après un fécond patriarcat de trente ans, Zacharie, son fils naturel, et Joseph, son fils adoptif, prétendirent tous deux lui succéder, et l'acharnement qu'ils mirent à poursuivre leur querelle porta un coup terrible aux affaires pauliciennes. La décadence augmenta encore sous Vahan, personnage ignoble qui détint l'autorité suprême de 775 à 801, plus occupé de ses plaisirs que de ses devoirs ^.

Page 1