‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 202 sur 270 · Hist. Munich., u · texte numérisé non relu

Hist. Munich., u

Avec Sergius \ successeur de Vahan, les choses changèrent de face et la secte redevint tout à coup un facteur politique de la plus haute importance. Ses adeptes, flanqués des Athinganes phrygo-lycaoniens, en vinrent jusqu'à s'imposer en 810 à la bienveillance intéressée de l'empereur Nicéphore ^. Même sous le prince religieux qu'était Michel I®"", l'autorité ecclésiastique eut beaucoup de peine à déchaîner contre eux le bras séculier. Du moins, si l'empereur accepta de promulguer une loi qui les condamnait à mort, il ne permit pas longtemps qu'on leur appliquât la peine capitale, par égard pour le parti studite qui déclarait criminel au plus haut point de mettre la violence au service de la vérité et de réprimer l'erreur avec le glaive. Les rigueurs de Michel P"", spécialement dirigées contre les Athinganes, consistèrent donc surtout à frapper de confiscation et d'exil ^. Pourtant, même sur le terrain politique, les pauliciens et leurs amis s'étaient assez peu souciés de ne pas exciter sa colère : ils avaient constamment secondé les iconoclastes mécontents, et noué, au mois de juillet 812, une vaste conspiration en vue d'élever au trône un des lils de Constantin V *.

Les mesures coercitives de Michel P"", adoptées un instant par Léon V, restèrent sans efl'et, ou plutôt leur unique résultat fut d'accentuer Thypocrisie familière aux pauliciens, car ces hérétiques avaient une tendance très marquée à vivre dans l'ombre et même, lorsqu'il le fallait, à s'aflirmer orthodoxes ^. De 815 à 842, la guerre faite aux images les dispensa pour un temps de leurs coutumièrcs précautions. L'amitié de

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