‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 203 sur 270 · Hist. Maiiich., n. 41; Nickphoive Pair., Keiameus, p. 4u · texte numérisé non relu

Hist. Maiiich., n. 41; Nickphoive Pair., Keiameus, p. 4u

Michel II les enhardit, les sévérités intermittentes de Théophile ne les effrayèrent pas \ et on les vit lutter contre l'Eglise sur les terres de l'empire avec presque autant de vigueur qu'ils le faisaient dans le califat au grand détriment des melkites.

§ 18. — Le monophysisme.

Dans le califat, à Edesse par exemple, l'hostilité des pauliciens contre les melkites se compliquait de la haine que les disciples de Nestorius portaient aux partisans du troisième concile et les admirateurs de Sévère à ceux du quatrième 2. Cette complication n'existait qu'à moitié pour les autorités du patriarcat œcuménique, grâce à l'extinction du nestorianisme dans son^ territoire, mais ces autorités avaient encore à compter, et sur plusieurs points à la fois, avec le monophysisme.

Les monophysites vivaient en groupes serrés dans les thèmes de la frontière asiatique, où la race grecque peu amie des combats préférait laisser la place à d'autres races plus capables d'affronter les armées de l'Islam, mais aussi plus dédaigneuses de la foi qui détenait Sainte-Sophie. Arméniens au nord. Syriens au sud, ces défenseurs de Byzance appartenaient presque tous au monophysisme par leur naissance. Quand ils changeaient de religion, c'était pour devenir pauliciens. Du moins, en règle générale, ne se tournaient-ils vers l'orthodoxie que lorsque les circonstances paraissaient promettre à leur ambition une brillante carrière administrative parmi les fonction-

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