‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 204 sur 270 · Vit. Theodori Edess., n · texte numérisé non relu

Vit. Theodori Edess., n

naires du basileus ou une haute situation militaire à la lête de ses armées.

Des thèmes orientaux, la politique des souverains iconoclastes transplanta le monophysisme en Thrace. Constantin V s'y employa par deux fois : d'abord après la victorieuse campagne de 745 contre Germanikia et Dolikhé qui mit à sa disposition plusieurs milliers de familles jacobites ; ensuite en 755, quatre ans après la prise de Mélitène et de Théodosiopolis qui l'avait rendu maître d'immenses populations arméniennes ^ Et Léon IV imita l'exemple de son père en 778, à la suite de l'expédition heureuse durant laquelle ses généraux ravagèrent tous les districts syriens voisins de Germanikia ^. Loin de leur pays d'origine, debout entre les Constantinopolitains orthodoxes et les Bulgaro-Slaves païens, les transplantés de Constantin V et de Léon IV gardèrent leur religion maternelle, et un auteur de 815 nous avertit que la fameuse incidente de Pierre le Foulon continuait encore de son temps à gonfler le chant de leur trisagion ^.

§ 19. — Autres hérésies.

Après les deux grandes plaies que furent le pauliciauisme et le monophysisme, il resterait à parler de quelques autres hérésies léguées par le passé ou écloses durant l'iconoclasme. Malheureusement les données précises font défaut.

Que dire, par exemple, du montanisme? Persécutés jSous Léon Ifl en 722, ses adeptes furent menacés de nouvelles rigueurs dans le code lancé par ce même

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