Chronograph., a
prince en 739 * , et ceci conduit à penser, étant donné la douceur de ce code pour l'ensemble des hérérodoxes, que leurs menées ténébreuses constituaient un grave danger d'ordre politique. La même remarque s'impose pour les manichéens pareillement maltraités dans le code de 739. Léon III, en frappant ces derniers, les distinguait évidemment des pauliciens, et non sans raison, car la différence était grande qui séparait les deux sectes au point de vue doctrinal ^. Mais bientôt, par suite de la parité observée entre certaines de leurs pratiques, par suite surtout du mystère dont les uns et les autres s'entouraient, Byzance en vint à les confondre ou du moins à les regarder comme des frères. Dès le début du ix^ siècle, les mêmes coups atteignirent en même temps les pauliciens et les machinéens et aussi les montanistes, de telle sorte qu'il suffit de connaître le sort fait au paulicianisme pour connaître également celui des deux autres sectes.
Quant aux nouvelles hérésies parues sous l'iconoclasme, l'importance en fut nulle, au moins tout d'abord. On manque de renseignements touchant l'évêque melkite Nicétas d'Héliopolis qui fut anathématisé en 755 3. Nul n'ignore par contre les opinions saugrenues du moine bithynien Théoctiste. Cet original, qui paraît s'être converti en 824, affirmait que la sainte Yierge existait de toute éternité, que le Christ n'avait point subi la crucifixion, que les démons devaient entrer au ciel après le jugement général, que tout moine avait le pouvoir d'octroyer le salut à cent cinquante damnés ■*.
Les extravagances de Théoctiste disparurent sans