‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 207 sur 270 · Vit, Michaelis Sync, p · texte numérisé non relu

Vit, Michaelis Sync, p

pisme, l'Orient savait encore quelle était la constitution de l'Église, et les saints de Byzance, comme ses docteurs, ne cessaient de saluer le chef suprême des âmes dans la personne du pontife romain. -

La vieille règle qui déclare caduque et nulle toute décision prise à l'insu ou contre la volonté du pape, cette règle rapportée aussi bien par les historiens Socrate^ et Sozomène^ que par le biographe byzantin de saint Paul de Constantinople ^, l'illustre martyr Etienne le Jeune n hésite pas à l'invoquer en 760 contre l'imposant conciliabule d'Iïiéria. « Comment appeler œcuménique, dit-il, un concile auquel l'évêque de Rome n'a point consenti, alors qu'un canon existe pour défendre de régler les affaires ecclésiastiques sans le pape de Rome ^ ? »

Saint Théodore, le glorieux hégoumène de Stoudion, n'est pas moins explicite. En 810, parlant d'un synode mœchien, il écrit au pape saint Léon ÏII : « De leur propre autorité ils ont célébré un concile hérétique, eux qui ne pourraient même pas convoquer un concile orthodoxe sans votre consentement, suivant la coutume en vigueur dès l'origine ». L'hégoumène dit aussi dans la même lettre : « C'est à Pierre, c'est-à-dire à son successeur, qu'il faut soumettre toutes les nouveautés hérétiques introduites dans l'Eglise universelle par ceux qui s'écartent de la vérité». Et encore, en s'adressant au même pontife : « Sauveznous, suprême pasteur de l'Eglise qui est sous le ciel ^ » . Un peu plus tard, en 817, Théodore écrit au pape saint Pascal P"": « Ecoute, tête apostolique, pasteur préposé par Dieu aux brebis raisonnables, porte-clefs du

Page 1