‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 208 sur 270 · Théod. Stud., col · texte numérisé non relu

Théod. Stud., col

royaume des cieux, pierre de la foi sur laquelle est bâtie l'Église catholique, car tu es Pierre, toi qui gouvernes le siège de Picore ^ ». A la réception de la réponse pontificale, Théodore s'écrie dans une lettre à saint Naucrace : « Maintenant, je raffirme devant Dieu et devant les hommes, les hérétiques se sont séparés du corps du Christ, du trône suprême où le Christ a déposé les clefs de la foi contre laquelle n'ont jamais prévalu et ne prévaudront jamais les portes de l'enfer. Qu'il se réjouisse le très saint, apostolique et bienaimé Pascal : il a accompli l'œuvre de Pierre^ ». Une autre fois, en 821, le même saint écrit à l'empereur Michel II : « Que votre grande puissance fasse recevoir les éclaircissements de doctrine donnés par l'ancienne Rome, car cette Eglise, ô empereur disciple du Christ, est la plus éminente des Eglises de Dieu*^ ». Et en 823, dans une lettre au sacellaire Léon, il présente le « pape d'Occident comme le détenteur de l'autorité des conciles œcuméniques », ajoutant cette phrase : « Si l'empereur le veut, si l'empereur estime que le patriarche Nicéphore a dévié avec nous de l'orthodoxie, dépêchons de part et d'autre des envoyés auprès du pontife romain et apprenons de lui la dootrine sûre* ».

Comme les moines Etienne et Théodore, les patriarches Taraise et Nicéphore proclament la suprématie romaine. Saint Taraise reconnaît en Pierre « le chef suprême des apôtres » et dans le pontife romain « l'héritier de sa chaire ». Aussi écrit-il au pape saint Hadrien : « Votre Sainteté a hérité du siège du divin apôtre Pierre. C'est légitimement et par la volonté de

i. Thkod. Stud., col. I1H2=.

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