‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 209 sur 270 · TiiÉOD. Sii'D., col. UiO · texte numérisé non relu

TiiÉOD. Sii'D., col. UiO

Dieu qu'elle préside toute la hiérarchie religieuse* ». Quant à saint Nicéphore, il affirme, comme le patriarche Macédonius l'avait confessé trois siècles plus tôt, qu'un concile œcuménique ne peut fixer la foi sans « l'évêque de la Grande Ville ». L'assemblée de 787, lit-on 2 dans le premier de ses apologétiques, « a été on ne peut plus légitime et régulière, parce que, selon les règles divines établies dès l'origine, elle a été dirigée et présidée par cette glorieuse portion de l'Église occidentale, je veux dire par l'Eglise de cette ancienne Rome, sans laquelle tout dogme agité dans l'Église ne peut, quand bien même il aurait la sanction préalable des lois canoniques et des usages ecclésiastiques, être regardé comme approuvé ni comme définitivement arrêté, car c'est Rome qui détient le principat du sacerdoce et la dignité des coryphées apostoliques ». Ailleurs, dans son symbole contre, les iconomaques et les manichéens -% le même patriarche ne croit mieux faire pour établir combien ces hérétiques sont hors de l'Église, que d'en appeler « aux lettres récentes du très saint et bienheureux évêque de l'ancienne Rome, c'est-à-dire du siège premier et apostolique ».

§ 21. — Recours de l'Orient à Rome.

A ces déclarations formelles, l'Orient ajoute des actes. Pas une affaire grave ne s'agite dans ses Églises, sans qu'il regarde vers Rome pour demander à Vapostolique^ le mot qui tranchera les controverses ou stigmatisera les erreurs.

i. Jur. eccl, t II, p. 305.

Page 1