‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 21 sur 270 · Nov. XLII · texte numérisé non relu

Nov. XLII

♦. Mansi, t. X, col. 114, 3(Ki; MyriobibL, cod. 16«.

qiies séparatistes leur assurent une écrasante prépondérance, les antichalcédoniens sont partagés en deux groupes : acéphales, s'ils ont repoussé toutes les avances impériales ; hénoticiens, s'ils ont souscrit à l'intervention louche de Zenon. En Egypte, depuis que Justin I" y a exilé Sévère d'Antioche et Julien d'Halicarnasse, même les hénoticiens ne jouissent plus entre eux de l'unité ^ Phthartolatres ou corrupticoles avec Sévère qui tient le corps du Christ pour corruptible, aphthartodocètes ou phantasiastes avec Julien qui le tient pour incorruptible, ils forment deux partis animés parfois l'un contre l'autre d'une haine violente. Aussi, en 537, à la mort de Timothée III, patriarche monophysite d'Alexandrie, les voit-on lui donner simultanément deux successeurs, les sévériens Théodose, les julianites Gaïanos. Les rues sont ensanglantées. Tandis que Justinien, pour couper court aux émeutes, finit par éloigner l'un après l'autre les deux Compétiteurs et par imposer des prélats catholiques dont le choix laisse parfois à désirer, tliéodosiens et gaïanites multiplient leurs divisions intérieures, au point que le prêtre Timothée de Constantinople peut bientôt compter jusqu'à douze sectes sous le drapeau monophysite-.

Le corps du Christ uni au Logos a le caractère d'un être incréé, prétendent les aktistètes ; point du tout, répondent les ktistolatres. De son côté, le diacre alexandrin Thémistius refuse l'omniscience à l'élément humain du Christ avant la résurrection, et ses partisans phthartolatres s'intitulent agnoètes. Le professeur monophysite de Constantinople Jean Askusnages attribue une sorte de nature individuelle à chacune des trois personnes de la sainte Trinité et devient le père des trithéistes dont seront les chefs Jean Phi-

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