‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 22 sur 270 · P. G., t. LXXXVI, col · texte numérisé non relu

P. G., t. LXXXVI, col

lopone vers 560 et Etienne Gobar vers 600. Pour ses disciples nommés depuis tétradites, le patriarche Damien d'Alexandrie imagine vers 580 une quaternité en Dieu, affirmant que l'essence divine existe par ellemême en dehors du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Etienne Niobes et ses niobites se contentent d'errer sur le composé théandrique et de dire que la foi en l'unité de nature empêche absolument de discerner le divin de l'humain dans le Christ après l'union ^

§ 14. — Monophysites au sud de l'empire.

Le patriarche catholique donné de force aux Alexandrins en 541 fut le moine Paul qu'il fallut déposer dès 542 au synode de Gaza^. Ses successeurs travaillèrent vaillamment, mais en vain, à rétablir l'orthodoxie. Malgré la mission conciliatrice confiée au moine Photin^ par Justin II (565), malgré même le zèle d'un saint Euloge (580-607) et les charités d'un saint Jean l'Aumônier (610-619), tous les efforts devaient rester sans résultat. La foi de ces deux grands évêques étant celle du basileus et de Constantinople ne pouvait qu'être rejetée par les indigènes. En fait, les patriarches chalcédoniens d'Alexandrie n'auraient pu se maintenir sur leur siège sans l'appui du gouvernement, ni trouver des fidèles sans l'appoint des fonctionnaires, des soldats et des commerçants étrangers. Par haine de la métropole bosphoréenne, de la jeune capitale iuïfolente et détestée, le peuple allait en masse au prélat ou aux deux prélats que les théodosiens et les gaïanites, tantôt unis, tantôt séparés, ne manquèrent presque ja-

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