Mansi, t. XII, col. 984-fl8(;; Chronograph., a
4. Mansi, t. XII, Cnl. 991, 1051, 1114; t. XIII, col. 1, 133, 2Ûi, 30:;, 380. ÎJ. Mansi, t. XII, col. 1073.
lui adressant, sous forme de lettre, un long réquisitoire contre la simonie ^
S'agit- il du mœchianisme? Saint Théodore, le héros de cette lutte, en appelle par deux fois au pape de Rome contre les patriarches de Constantinople : en 797, il dénonce à saint Léon III la coupable inaction de saint Taraise; en 809, l'indulgence anticanonique de saint Nicéphore. D'autre part, en 810, pour se justifier de rester en communion avec les mœchiens, l'hégoumène d'Aulétès ne trouve rien de mieux que d'invoquer le silence de Rome^.
S'agit-il du Filioque? Le patriarche Thomas de Jérusalem ne se comporte pas autrement que les bénédictins du mont des Oliviers, et son premier souci, dès 809, est d'en référer, comme on l'a vu, au siège de Pierre. En 813, comme la controverse continue de troubler la Palestine, il charge saint Michel le Syncelle de conduire sur le Tibre toute une ambassade que des obstacles imprévus arrêtent malheureusement en cours de route ^.
S'agit-il de Ticonoclasme dans sa seconde période? En 817 et 818, saint Théodore de Stoudion adresse au pape saint Pascal P"", coup sur coup, deux lettres d'appel au secours, car il sait que Rome « est vraiment depuis l'origine la source limpide et pure de la foi, le port tranquille et sûr, ouvert à l'Église universelle contre toutes les tempêtes de l'hérésie'' ». En 821, saint Méthode se fait gloire d'être le courrier du pape et il ne craint pas, quels que soient les supplices prévus, de remettre à Michel II le grave document romain