Théod. Stud., col. 1152-1150, cf. lliiO
qui condamne une fois de plus l'iconoclasme^ En 821 aussi, le Studile ne cesse de prêcher à l'empereur la nécessité d'une entent ) avec la papauté : il le presse dans une première lettre de « s'unir à Rome, tête des Églises de Dieu, et par elle aux trois patriarches » ; il le supplie dans une seconde missive « de faire accepter, conformément à la tradition, les éclaircissements dogmatiques fournis par l'ancienne Rome ». En 823, saint Théodore s'obstine encore à répéter que deux voies seules restent possibles pour rattacher Byzance à la catholicité : ou la tenue d'un synode particulier à qui le pontife romain donnera, en s'y faisant représenter, l'autorité d'un concile œcuménique; ou l'envoi auprès de ce pontife d'une double ambassade impériale et patriarcale 2. Et en 841 encore, à la veille même de la mort de l'iconoclasme, saint Grégoire le Décapolite et ses amis iconophiles chargent saint Joseph l'Hymnographe d'aller solliciter le secours du pape Grégoire IV contre l'hérésie^.
§ 22. — Le patriarcat œcuménique
Toutes ces déclarations en faveur de Rome, tous ces recours à l'autorité de Rome attestent bien que la primauté romaine reste reconnue à Byzance. Il s'en faut pourtant que l'Eglise byzantine renie son équivoque passé. Le patriarcat œcuménique, en qui elle s'incarne, continue au contraire, et plus que jamais peut-être, à s'incliner doucement sous la tutelle indiscrète des empereurs, sauf à s'élever par ailleurs avec leur concours, en tirant parti de l'hérésie et du schisme. Pourquoi