Vit. Il Joannicii, n
ils s'oignent le corps de parfums et revêtent des costumes où entrent toutes les variétés de la soie, avec des parements aux couleurs voyantes et des ceintures en or. Voici des curieux : ils fréquentent riîippodrome et s'enflamment pour les courses de chevaux. Contre ces abus, saint Taraise et ses évêques légifèrent énergiquement en 787. Ils légifèrent aussi pour exterminer les pratiques simoniaques et rappeler aux clercs qu'ils doivent écarter les femmes de leur entourage et ne point fréquenter les auberges ; mais ces dernières dispositions ne regardent pas moins le clergé des campagnes que celui des villes et de l'administration ^
Constantinople, comme toujours, est affligée d'une pléthore d'ecclésiastiques et les pères de 787, à l'imitation de Justinien P"" et d'Héraclius, s'efforcent d'opposer une barrière à cette invasion. D'abord, déclare un de leurs canons, nul clerc étranger ne doit s'établir dans la capitale sans la double permission de son évêque et du patriarche. Ensuite, poursuit le même canon, le clerc muni de cette double permission peut bien prendre du service auprès des riches familles, mais sans y exercer toutes sortes de métiers : chapelain, il desservira l'oratoire particulier; précepteur, il s'occupera des enfants ou du personnel domestique ; quant à se transformer en régisseur ou en comptable, cela ne lui convient pas ^.
Il s'agit ici du seul patriarcat œcuménique. Chez les melkites, on l'a vu plus haut, les ministres de l'autel chrétien tiennent très souvent les registres du fisc arabe, et très souvent aussi, comme ce Moïse diacre d'Antioche en 764, ils exercent la médecine 3. Du reste,
1. Syntagma, t. H, p. 572,622, 630,644; Vit. Tarasii,p. 402,2; 413, 7.