Vit. Stephani Jun., col. H
cuteur descend dans la tombe, bientôt suivi de son fils, et la femme qui leur succède inaugure une politique nouvelle, toute de faveurs pour le monachisme, à tel point que son règne est peut-être de tous les règnes celui qui voit bâtir le plus de couvents K C'est le règne dans tous les cas où les moines jouent, en plein concile œcuménique, le rôle le plus considérable et le plus étendu.
Les mauvais jours reviennent avec Nicéphore I*% qui restreint les immunités fiscales, ou du moins avec Léon V, qui veut le triomphe de l'iconoclasme à tout prix. Mais ici, en faisant de nombreux martyrs dans le monachisme, on ne cherche pas autant à déshonorer l'institution et à l'abolir : c'est un hégoumène, Jean des Saints-Serge-et-Bacchus, qu'on emploie comme geôlier des iconophiles dans les murs de la capitale ; c'est un exarque des monastères, Anthime Caïaphas, que l'on charge de pervertir les petits moines dans le golfe de Nicomédie^. Et la même ligne de conduite est suivie par Michel 11 comme par Théophile. Au lieu de renverser les couvents par le fer et le feu, on préfère généraliser la conduite suivie par Constantin V vis-à-vis de celui de Florus et Callistrate, c'est-à-dire en vendre l'administration à des amis iconoclastes qui sauront les ruiner en détail, par la dilapidation des. revenus et l'aliénation des immeubles. Demandez plutôt à Léonce, qui s'empare de Stoudion et de Saccoudion en 818; demandez à Antoine, qui met la main sur les A gaures en 834 ^. Du reste, quelque tournure modérée qu'elle alTecte, la monachophobie des derniers iconomaques n'en finit pas moins par échouer misérablement. Une fois