Vit. Nicelae Med., n
3. Nicéphore Patk., col. ioa"; Jean d'Antioche, n. 8; TnÉopii. Cont., III, 10; Syntagtna, t. If, p. 612; Vit. Davidis, n. 23; Tukod. Stud., col. 1204"; Vit. I Joannicii, n. 66; Vit. II Joannicii, n. 36.
Théodora au pouvoir, le monachisme envahit de nouveau les villes d'où Théophile a prétendu l'expulser ^ et il y refleurit avec une vigueur nouvelle, d'autant plus honoré qu'il passe aux yeux de tous, et non sans raison, pour le vainqueur de l'iconoclasme et le sauveur de l'orthodoxie.
Avec ce prestige, le monachisme jouit d'un autre avantage tiré de sa lutte contre les empereurs. Il a, durant la tourmente, envoyé de ses enfants aux quatre vents du ciel et maintenant son influence règne partout où ces fugitifs ont porté leurs pas. Sans parler de ritalie méridionale et des îles, signalons Rome où les papes Paul V^ et Pascal I*"" construisent deux nouveaux monastères grecs et où les moines byzantins font si belle figure durant le concile de 769 ^,
§ 27. — La vie des monastères.
Le monachisme des viii® et ix® siècles ne compte pas que des cénobites. Il se trouve toujours des laures en Palestine et l'on y parle encore de boskl vers 775. Là, comme en Syrie, l'impôt arabe de 757 a frappé des reclus et des stylites. Il paraît, pour donner un exemple, que prè« d'iidesse les colonnes élevées sous Maurice portent de nombreux stylites jusque vers 750 et qu'un Syméon Salos continue d'y faire le fou pour le Christ quelque cinquante ans plus tard^, Reclus et stylites se perpétuent de même sur les terres de l'empire. Les recluses même n'y manquent point^. Et il y des ermites par