‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 227 sur 270 · Vit. Stephani Sab., n · texte numérisé non relu

Vit. Stephani Sab., n

4. Vit. Platonis, n. 9;Syntagma, t. II, p. 623; Tuéod. Stud., col. 1497.

sage de la viande lui reste interdit' . A plus forte raison ne peut-il retourner dans le monde. Son mariage équivaudrait à une apostasie, et ce serait également une apostasie pour lui que de revêtir des habits blancs ou de porter les cheveux longs ^. Aussi veille-t-on à lui épargner les occasions de chute.

Pour sa part, le concile de 787 interdit expressément de fonder à l'avenir des monastères doubles, c" est-àdire de ces institutions où deux communautés de sexe différent vivent dans le voisinage l'une de l'autre, dépendantes de la même autorité et propriétaires des mêmes biens. Quant aux établissements de ce genre qui existent déjà, le concile se contente de leur imposer certaines mesures de précaution, mesures que tout le monde trouve excellentes sans doute, mais que saint Nicéphore juge insuffisantes à prévenir tout scandale ou du moins tout soupçon, et qu'il rend superflues en faisant supprimer tous les monastères doubles ^. Outre leur canon sur ce sujet, les pères de 787 étendent aux hégoumènes et aux moines la plupart des ordonnances préservatrices décrétées pour les évêques et les clercs, flétrissant par-dessus tout l'abus où l'on est dans certains couvents d'exiger du postulant qui se présente une certaine somme '*.

De leur côté, les supérieurs prudents ajoutent d'autres précautions : en tout temps, ils observent la règle qui exige seize ans révolus pour la profession, et blâment l'abus qui donne la tonsure monastique à de simples enfants ; en temps de persécution, ils enjoignent à leurs religieux dispersés de vivre toujours au moins deux ensemble ; en temps de paix, ils vont jusqu'à

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