‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 232 sur 270 · Epanagoge, proœm.; Cedhenus, t. CXXII, col · texte numérisé non relu

Epanagoge, proœm.; Cedhenus, t. CXXII, col

sitions canoniques ^ De Méthode nous viennent une ou deux lettres et trois ou quatre passages relatifs à la réception des iconoclastes et au schisme des studites ^. Quant à Nicéphore, pour s'en tenir aux seules pièces déjà réunies, les manuscrits mettent à son actif quatorze chapitres et 227 canons très riches en détails intéressants. Mais comment, dans cet ensemble, reconnaître l'œuvre authentique du patriarche? Il s'y mêle tant d'attributions fautives, tant d'additions et de retouches postérieures, que Ton ne peut en tirer parti pour la connaissance de l'époque ^.

§ 29. — Les vices de la société.

C'est à d'autres sources, particulièrement aux Vies de saints, qu'il faut demander la situation de la société byzantine.

Cette société, dans son ensemble, reste réfractaire à l'hérésie des empereurs : seuls, sont iconoclastes les courtisans, les fonctionnaires et les soldats. A Constantinople, dans les débuts, le peuple se révolte contre les briseurs d'images ; s'il paraît, dans la suite, marcher tout entier d'accord avec eux, c'est que les honnêtes gens se taisent, terrifiés par le pouvoir, tandis que la rue est abandonnée aux coquins, désormais en bons termes avec la police, et aux pauliciens, récemment transplantés dans la capitale. Peut-être les grandes villes de province finissent-elles aussi par offrir une apparence d'iconoclasme. Mais les campagnes restent indemnes, sauf là, bien entendu, où habitent des populations déjà étrangères à l'ortliodoxie.

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