‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 234 sur 270 · Vit. Nicolai Stud., col. 869«; Théod. Stud., col · texte numérisé non relu

Vit. Nicolai Stud., col. 869«; Théod. Stud., col

2. CArono^ra/)/»., a. 0232,6237; Theoph. Cont., I, 11, 16, 22; n,3, 4, 5, 6.

blement et subissent tous ses caprices plutôt que d'encourir une seule menace de sa part ^

Le niveau des mœurs, jamais très haut à Byzance, y baisse beaucoup durant la seconde moitié du viii« siècle. Avec Constantin V, qui convole en troisièmes noces, et Constantin YI, qui donne à une cubiculaire la place de sa femme répudiée, que devient la sainteté du mariage? Les grands de l'empire s'autorisent dfn ces deux écarts pour lâcher la bride à leurs passions, et les principicules chrétiens du voisinage suivent le même exemple en Cliersonèse Taurique et ailleurs ^. Du reste, les fêtes nuptiales continuent à s'accompagner de réjouissances peu chastes, de jeux scéniques indécents, de chants licencieux^. Les mêmes inconvenances marquent les divertissements des derniers jours gras avant le carême. Elles marquent surtout les solennités païennes à qui les folies de la cour, sous Constantin V, assurent un renouveau de popularité : la solennité du maïoumas au début de mai, celle des brumalia à la fin de novembre, d'autres encore à diverses dates'. Même en temps ordinaire la vie du Palais sacré est toute aux plaisirs, aux festins, à la musique. Le basileus débauché n'y veut pour courtisans que des hommes à qui l'usage du rasoir fasse un visage éternellement jeune et féminin "'. Après le cocher Ouranikos et les chevaux des écuries impériales, ceux-là sont les préférés de son cœur qui savent, comme les évêques iconoclastes Sisinnius Pastillas et Basile Tricacabos, passer

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